Carlo DI ANTONIO - LA WALLONIE SE COORDONNE POUR LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Ce jeudi, le Ministre wallon de l’Environnement Carlo DI ANTONIO a été chargé par le Gouvernement wallon de piloter la politique visant à lutter contre les pertes et gaspillages alimentaires.

Carlo DI ANTONIO présentera un projet de programme de lutt contre le gaspillage alimentaire, structurant toutes les initiatives existantes et à venir. Des résultats pourront être atteints grâce à un plan d’actions coordonné à travers les différentes compétences du portefeuille régional. Les pertes et les gaspillages alimentaires sont en effet liés à :

-      la politique des déchets, pour les objectifs de réduction de volume et de choix des traitements,

-      l’agriculture pour le volet production et transformation et la valorisation en filière courte,

-  l’économie sociale, la transformation agroalimentaire, l’économie circulaire,

-      la gestion des banques alimentaires,

-      la prévention santé,

-      la lutte contre la pauvreté,

-      le lien aux communes et aux CPAS,

-      l’emploi,…

Le Ministre DI ANTONIO coordonnera donc les travaux d’un groupe de travail réunissant les Ministres wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles concernés par le sujet ainsi que les acteurs  de la production, de la transformation, de la distribution, de la consommation, de l’aide aux plus démunis,… Mettre ces opérateurs en réseaux est aujourd’hui un 1er défi à rencontrer.

De la production à la consommation, les possibilités de réduction des pertes alimentaires sont nombreuses. Dans les mesures que Carlo DI ANTONIO présentera, les cantines scolaires et la sensibilisation des plus jeunes occuperont une place de choix. A plus court terme, Carlo DI ANTONIO souhaite développer le concept du Rest – O – Pack en Wallonie et en faire un usage courant.

Le gaspillage alimentaire est constitué des denrées alimentaires définitivement perdues pour la chaîne d’approvisionnement alimentaire, à l’exception de celles qui sont réaffectées à la production de bioproduits ou d’aliments pour animaux, ou destinées à une redistribution. Par «perte alimentaire», il faut comprendre toute réduction de la quantité de nourriture disponible pour la consommation humaine dans le cadre de la chaîne alimentaire.

En Belgique, la perte alimentaire globale est évaluée à 3,6 millions de tonnes par an. Les ménages wallons jettent chaque année entre 14 et 23 kilos de nourriture par habitant, ce qui représente une perte financière annuelle estimée à 174 euros par ménage. Une analyse sur la composition de la poubelle d’ordures ménagères confirme ces résultats, soit 19 kg/hab/an = 16% de la poubelle résiduelle.

Du point de vue alimentaire, les pertes et le gaspillage sont désastreux, au regard de la problématique de la famine dans le monde qu’eu égard au défi démographique : 9 milliards d'individus peupleront la terre en 2050.

Les pertes alimentaires constituent également une problématique environnementale non négligeable. Les pertes et gaspillages d’aliments sont les troisièmes émetteurs CO2 après les Etats-Unis et la Chine. La consommation d’eau souterraine et de surface liée aux pertes et gaspillages alimentaires est aux alentours de 250 km³, ce qui est l’équivalent de trois fois le volume du lac de Genève.

Finalement, la nourriture produite mais non consommée occupe inutilement plus de 1.4 milliard d’hectares de terre, soit 30% des terres agricoles mondiales.

Pour Carlo DI ANTONIO, ces chiffres témoignent de la nécessité absolue d’agir en matière de gaspillage alimentaire.

Sensibiliser les consommateurs,  réduire les pertes au niveau de la production, travailler sur les processus de transformation des matières premières en denrées alimentaires,  de conservation, de transports vers les lieux de commercialisation, de vente et d’achat dans la distribution sont les axes de travail qui seront développés par le Groupe de travail piloté par Carlo DI ANTONIO.   

 

CONTACT PRESSE : Marie MINET - 0479/888.475