CARLO DI ANTONIO SENSIBILISE LES AUTOMOBILISTES A LA SECURITE DES OUVRIERS SUR LES CHANTIERS

              

CHANTIER = RALENTISSEZ !

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Carlo DI ANTONIO sensibilise les automobilistes à la sécurité des ouvriers sur les chantiers

 

Le Ministre wallon des Travaux publics Carlo DI ANTONIO a participé ce mardi au lancement de la campagne de sensibilisation de la SOFICO à la sécurité des ouvriers sur les chantiers.

Chaque jour, des dizaines d’ouvriers s’activent sur les routes et autoroutes de Wallonie pour offrir plus de sécurité et de confort aux automobilistes. Et chaque jour, ils s’exposent aux dangers.

Récemment, un accident a remis cette problématique au devant de l’actualité. Ainsi, le 31 juillet dernier, 2 ouvriers ont été tués sur l’E42 à hauteur de Viesville après qu’un poids lourd ait percuté le camion absorbeur de choc disposé en amont de leur chantier mobile.

Chaque année, en Wallonie, on recense dans les zones de chantiers : 

-      240 accidents (60% durant la journée et 40% entre 22h et 6h) ;

-      10 ouvriers ou automobilistes tués (dont 2 sur autoroute) ;

Pour sensibiliser les automobilistes à ce problème, Carlo DI ANTONIO et la SOFICO, en collaboration avec la Police fédérale et les zones de Police locale, organisent une campagne de sensibilisation à la sécurité des ouvriers.

 

« CHANTIER = RALENTISSEZ »

  

Durant le mois de septembre, ce message sera visible sur les 300 panneaux présents le long du réseau structurant wallon (autoroutes+nationales stratégiques).

Métin a 49 ans, il est marié et père de 3 enfants. Ouvrier du SPW, il est le visage de cette campagne au ton résolument décalé.

Comme ses collègues, Métin vit au quotidien les dangers de son travail le long des routes et autoroutes. Avec un peu d’humour et d’autodérision, il lance un message aux automobilistes : faudra-t-il en arriver à porter une lampe sur son casque pour attirer l’attention et être vu par des automobilistes pressés ou distraits ?

L’objectif est bien entendu d’inciter les conducteurs à adopter un comportement plus responsable à l’approche et dans les chantiers.

  

Changer de comportement dans les véhicules

La vitesse excessive, le manque d’attention, les manœuvres dangereuses ou encore le non respect des distances de sécurité sont autant de comportements qui mettent en danger les ouvriers mais également les conducteurs eux-mêmes !

Les dangers sont plus importants encore lorsque les chantiers sont mobiles comme c’était le cas fin juillet sur l’E42 à Viesville. Ces chantiers sont plus difficile à signaler et protéger puisqu’ils se déplacent et qu’il n’y a légalement de possibilité d’y appliquer une limitation de vitesse en mouvement or, selon les entreprises actives dans la signalisation routière, chaque semaine, en Belgique, 2 camions absorbeurs de choc sont endommagés suit à un accident ! Les chantiers mobiles doivent doublement provoquer chez l’usager un réflexe de sécurisation de son passage.

Selon des études réalisées au niveau européen, ces dépassements de vitesse aux abords des chantiers sont très fréquents. Ainsi, en France, 44% des conducteurs dépassent de plus de 20 km/h la vitesse limite aux abords des chantiers. Il ne s’agit donc pas d’un problème typiquement wallon dont certains voudraient faire croire que ce sont les limitations de vitesse imposées sur nos chantiers wallons qui sont incohérentes et responsables de ces infractions.

  

Une responsabilité partagée

Il faut cesser de déresponsabiliser les usagers qui enfermés dans des véhicules qui évoluent sans cesse en matière de confort, d’insonorisation, etc. et ne perçoivent pas que leur vitesse est inadaptée par rapport aux circonstances. Les ouvriers qui travaillent sur les chantiers, eux, perçoivent clairement leur mise en danger.

Les gestionnaires de voiries essaient de minimiser les risques d’accidents en signalant au mieux le chantier et les changements de configuration de la route, tout en respectant la réglementation fédérale en la matière. Ils ne cessent d’années en années d’investir dans cette signalisation afin qu’elle soit perçue correctement et adaptée aux circonstances.

Suite au plan d’actions proposé par le Conseil supérieur wallon de la Sécurité routière, Carlo DI ANTONIO a ainsi demandé à la Direction générale des routes du SPW :

-      Premièrement, d’élaborer une check-list et un guide de référence des aspects sécurité routière auxquels chaque gestionnaire de voirie (donc communal aussi !) et entrepreneur devra être attentif lors d’un chantier ;

-      Deuxièmement, d’améliorer la coordination et l’information concernant les chantiers ;

-      Et enfin, d’organiser des formations pour une coordination transversale de la sécurité des chantiers.

Mais pour que cela marche, l’usager doit aussi remplir son contrat en adaptant sa vitesse à celle demandée par la signalisation. Sans cela, il ne se laisse pas assez de temps pour percevoir correctement ces changements de configuration et ne sait pas adopter une conduite préventive.

 

Des contrôles de vitesse renforcés  

Pour protéger les ouvriers sur le terrain et aussi tous les usagers de la route, la Direction des routes du Service public de Wallonie et la SOFICO analysent chantier par chantier la nécessité du placement d’un LIDAR (radar semi-fixe) en fonction de différents critères : proximité d’une zone à risque, densité et vitesse du trafic, caractéristiques de la voirie, configuration et durée du chantier, …

Si un radar de ce type s’avère particulièrement utile pour faire respecter par tous les usagers de la route les vitesses imposées pour leur sécurité, l’entrepreneur chargé des travaux prévoit la location d’un LIDAR. Ce radar est géré par la Police fédérale de la route ou la zone de Police locale concernée.

Ces radars semi-fixes sont de vrais outils de prévention et de répression en matière de sécurité routière, et non pas un moyen de faire rentrer de l’argent dans les caisses publiques (pour rappel, le Gouvernement wallon n’en touche pas un cent). D’ailleurs, afin de ne pas piéger les automobilistes et d’attirer leur attention sur le danger de la zone traversée, ces radars « chantiers » sont annoncés par un panneau annonçant le contrôle sur les travaux.

En plus de ces LIDAR, tant sur les autoroutes que sur les autres voiries, la Police fédérale de la route et les Polices locales vont encore intensifier ce mois de septembre leurs contrôles aux abords des chantiers. Ces contrôles auront lieu tant la journée que la nuit avec des radars mobiles (sur véhicule ou sur trépieds) pour :

 

-      protéger les hommes et les femmes qui travaillent sur certains chantiers 24/24H afin de diminuer au maximum la durée des travaux ;

-      faire respecter à toute heure par tous les usagers de la route la vitesse imposée pour leur sécurité.