EXPÉRIMENTATION ANIMALE : CARLO DI ANTONIO DÉMENT FERMEMENT LES RUMEURS VEHICULEES

En réaction aux messages diffusés ces derniers jours à propos du projet de Code wallon relatif au bien-être animal, Carlo DI ANTONIO souhaite mettre un terme aux rumeurs infondées et subjectives ayant comme conséquence une désinformation inutile. 
 
En aucun cas, ce projet de Code ne sera un frein au développement de médicaments destinés à protéger la vie humaine comme certains le prétendent insiste Carlo DI ANTONIO. Il est inexact de laisser croire que ce projet mettra en péril la recherche médicale et pharmaceutique en Wallonie. 
 
L’expérimentation animale est à la base de découvertes importantes dans les mécanismes biologiques des maladies et de leur traitement. L’expérimentation animale reste pour le moment un moyen d’investigation nécessaire et son remplacement n’est pas encore réalisable dans plusieurs domaines de recherche.
 
Il importe de préciser que de nombreux tests sur animaux sont liés à une exigence réglementaire européenne de sécurité vis à vis de l’utilisation, sur l’homme, de produits chimiques et de médicaments. Pour ces raisons, la suppression totale de l’expérimentation animale en Wallonie n’est pas à l’ordre du jour
 
Dans ce contexte, le Ministre DI ANTONIO souhaite préciser son ambition qui est de tenir davantage compte du respect de l’animal dans le domaine de l’expérimentation animale. Pour le Ministre, l’expérimentation animale ne peut se justifier  qu’en dernier recours, à savoir lorsque la santé humaine ou animale en dépend.
 
La Belgique isolée du reste de l’Europe
 
Aujourd’hui, les scientifiques doivent soumettre leurs expériences sur les animaux à une autorisation préalable d’une commission d’éthique créée au sein de chaque laboratoire, chargée de vérifier que les scientifiques respectent la prise en considération prioritaire des méthodes alternatives de remplacement des animaux, de réduction du nombre d’animaux utilisés et de raffinement des méthodes. 
 
La situation belge est actuellement isolée du reste de l’Europe. Dans les autres pays de l’Union européenne, l’autorisation est délivrée par une autorité publique régionale ou nationale qui bien souvent est également compétente pour procéder à l’évaluation des projets. 
 
La directive européenne 2010/63/UE précise clairement que l’autorisation ne peut être délivrée que par une autorité compétente à qui sont également confiées des missions de contrôle et ne fait par ailleurs nullement référence à la notion de « commission d’éthique ». 
 
Le Ministre Carlo DI ANTONIO ambitionne une réforme qui respecterait davantage la réglementation européenne et qui va par ailleurs dans le sens préconisé par le Conseil d’Etat qui a recommandé de substituer aux commissions d’éthique un service public ou un organisme comme autorité compétente chargée de délivrer les autorisations.
 
L’objectif du Ministre est uniquement d’assurer une indépendance totale des autorités délivrant les autorisations dans une matière aussi sensible que l’expérimentation animale et non pas de brider la recherche scientifique. 
 
Carlo DI ANTONIO rappelle le cadre de la politique wallonne défendue en matière d’expérimentation animale: 
 
1.   limiter les expériences sur animaux au strict nécessaire ;
2.   stimuler le développement de méthodes alternatives fiables;
3.   contrôler le strict respect des normes actuelles ; 
4.   élargir la transparence.
 
 
 
CONTACT PRESSE : Cabinet du Ministre DI ANTONIO - 081/710.312