L’USAGE DU GLYPHOSATE DÉSORMAIS INTERDIT POUR LES PARTICULIERS

Ce jeudi, le Gouvernement wallon a adopté le projet d’arrêté interdisant l’utilisation sur son territoire de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate.  

Comme il s’y était engagé, Carlo DI ANTONIO a invité le Gouvernement wallon à faire usage des compétences régionales afin d’appliquer l’indispensable principe de précaution face aux incertitudes scientifiques concernant le glyphosate.

Depuis octobre 2016 et la révision du décret « Pesticides » à l’initiative du Ministre DI ANTONIO, la Wallonie peut en effet restreindre ou interdire sur son territoire l’utilisation de pesticides contenant des substances actives présentant un risque pour la protection de l’environnement, pour la santé humaine ou pour la conservation de la nature.

Le Ministre aurait préféré un cadre législatif plus global et cohérent permettant qu’un produit phytopharmaceutique présentant de tels risques soit purement et simplement interdit à la vente mais, ce levier relevant du niveau fédéral, le choix a été fait en Wallonie d’interdire l’usage par un public non formé.

Afin de laisser l’opportunité aux particuliers d’adapter leur comportement et à la logistique de se mettre en place au sein des lieux de distribution pour le grand public, l’arrêté d’interdiction d’utilisation entrera en vigueur au 1er juin 2017.

Les professionnels, formés et titulaires d’une phytolicence, sont toujours autorisés à faire usage de ces produits jusqu’au 31 mai 2018.

 

DES OBLIGATIONS SPÉCIFIQUES EN MATIÈRE D’INFORMATION 

 

Tout en rappelant le principe d’interdiction d’usage, la Wallonie n’étant pas en mesure d’en interdire la vente, Carlo DI ANTONIO a voulu assortir cette dernière d’obligations particulières.

Aussi, dès le 1er juin 2017, dans les lieux de distribution, les produits contenant du glyphosate ne pourront plus être en libre accès. Un vendeur titulaire d’une phytolicence devra fournir au candidat acheteur une information sur la réglementation wallonne, les risques pour la santé humaine et la protection de l’environnement et les techniques alternatives.

 

Cette mesure spécifique au glyphosate renforce les décisions déjà prises par la Wallonie en matière de réduction des pesticides :

 

  • Depuis le 1er  juin 2014, des mesures d’interdiction existent pour toutes les surfaces imperméables reliées à un réseau de collecte des eaux pluviales ;

 

  • Depuis le 25 novembre 2015, tout utilisateur, vendeur, ou conseiller de produit phytopharmaceutique doit détenir une phytolicence. L’objectif est de réserver les manipulations des produits phytopharmaceutiques aux personnes ayant les connaissances requises ;

 

  • A partir du 1er  juin 2018, des mesures spécifiques aux groupes les plus vulnérables aux pesticides seront d’application (enfants, femmes enceintes, malades et personnes âgées). Des zones tampons seront obligatoires aux alentours des écoles, des hôpitaux, des crèches, des aires de jeux,…

 

  • A partir du 1er  juin 2019, plus aucun produit phytopharmaceutique ne pourra être utilisé dans les espaces publics wallons. Les parcs, les bords des routes, … devront être traités par des techniques alternatives comme le désherbage thermique ou mécanique.

 

Ces actions s’intègrent dans le plan wallon de réduction des pesticides dont la seconde version est actuellement en enquête publique, jusqu’au 9 avril.

Le Ministre de l’environnement invite d’ailleurs les citoyens et association a donné leur avis auprès de leur administration communale ou via le site www.napan18-22.be

 

Pour Carlo DI ANTONIO les pesticides ne sont pas une solution d’avenir. Dans tous les secteurs d’activités, le Ministre souhaite que des alternatives soient développées et que la Wallonie soit pionnière en la matière.

 

 

 CONTACT PRESSE : Cabinet du Ministre DI ANTONIO - 0498/10.26.20