LES RADARS SAUVENT DES VIES !

Ce vendredi, le Ministre wallon des Travaux publics et de la Sécurité routière Carlo DI ANTONIO a participé à l’inauguration des nouveaux locaux qu’il a mis à disposition du Centre Régional de Traitement de la Police fédérale de la route situé au centre PEREX (Daussoulx).

Le CRT collecte en permanence les données des radars automatiques et envoie dans la foulée les perceptions immédiates aux conducteurs en infraction.

A cette occasion, Carlo DI ANTONIO a fait le point sur la politique en matière de radars en Wallonie. 

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Carlo DI ANTONIO tient à rappeler que les radars sont des outils au service de la sécurité routière.

Ainsi, la Wallonie ne place des radars fixes que dans des zones à risques, c'est-à-dire des zones à forte concentration d’accidents. L’objectif est en effet de ramener les conducteurs à la vitesse adéquate en un endroit donné. Ces radars sont par ailleurs toujours précédés d’une signalisation indiquant leur présence.

Toutes les études internationales confirment la diminution du nombre de tués sur les routes grâce aux radars !

L’Université de Hasselt a encore dernièrement analysé les chiffres d’accidents avant et après la pose des radars en Flandre. Clairement, dans tous les cas de figure, ceux-ci diminuent fortement le nombre d’accidents graves et mortels (-29%).

En dix ans, la France est passée de 8.000 tués à 4.000 tués par une installation massive de radars. Une étude de 2011 a démontré que grâce à une intensification des radars sur 3 ans, l’Ecosse a diminué de 68% le nombre de tués sur ses routes.

En Wallonie, on a constaté une diminution de 40% des tués sur les autoroutes en 2010, c’est-à-dire lors de l’installation de radars sur celles-ci.

Actuellement, on comptabilise 952 radars répressifs et préventifs en Wallonie.

Carlo DI ANTONIO a annoncé ce vendredi l’activation de 4 nouveaux radars sur le réseau routier wallon :

-      à Wandre sur l’A25 à la BK 12,1 : 1 dans chaque sens : Maastricht <-> Liège dès ce samedi 23 février ;

-      à Courcelles sur l’A15 à BK 87,3 : 1 dans chaque sens : Mons <-> Liège dans les prochains jours.

D’autres boîtiers seront encore activés dans les prochains mois :

-      à Charleroi sur le Ring 9 à la BK 4,29, en amont du Tunnel Hiernaux ;

-      à Petit-Roeulx sur l’A54-E420 à la BK 1,39, dans le sens Charleroi -> Bruxelles ;

-      à Maisières sur l’A7-E19 à la BK 52,40, dans le sens Bruxelles -> Mons ;

-      à Thieu sur l’A7-E19 à la BK 47,10 dans le sens Bruxelles -> Mons.

L’objectif est d’arriver en 2013 à un total de 30 boîtiers sur les autoroutes (+ 3 sur les RN) à l’attention des 16 cinémomètres de la Police fédérale de la route.

En parallèle, des caméras de surveillance sont actuellement installées autour de ces radars (en plus des systèmes d’alarme déjà présents sur les boîtiers) afin de lutter contre les éventuelles tentatives de sabotage.

Ces caméras étant reliées directement au Centre PEREX, Carlo DI ANTONIO a pu observer leur excellente efficacité mais aussi leur utilité en cas d’incidents et de problèmes de mobilité à gérer sur l’autoroute.

 

La Convention de Partenariat « Sécurité Routière » :

Ces mesures, comme d’autres, sont aujourd’hui possibles grâce à la Convention de Partenariat « Sécurité Routière » signée par les différentes parties concernées. La Wallonie représentée par le Ministre Carlo DI ANTONIO, la Direction générale des routes du SPW et la SOFICO proposent dorénavant différentes formes d’aide aux services de police pour leur permettre d’augmenter et de faciliter leurs actions tant de sensibilisation que de répression en matière de sécurité routière, dans ou à proximité des zones à risque et tronçons dangereux identifiés par le SPW.

Quelques exemples :

-      Mise à disposition de cartes standardisées au niveau wallon relevant les zones de concentration d’accidents ;

-      Financement par la Wallonie de l’intégralité du coût du boîtier, des raccordements et connexions et des panneaux signalant les radars dans les zones à risques ;

-      Augmentation de lieux sécurisés mis à disposition des services de police pour effectuer des contrôles mobiles de la vitesse sur les « tronçons dangereux » ;

-      Possibilité de disposer de voitures-tonneaux financées par la Wallonie pour effectuer des actions de sensibilisation au port de la ceinture ;

-      Mise à disposition des « Messieurs Motos » du SPW afin d’améliorer les aménagements à destination des motards ;

-      Location de radars préventifs et répressifs pour sécuriser les chantiers « sensibles » ;

-      Mise à disposition de 10 stations de pesages statiques et de 5 pèses-essieux mobiles pour contrôler la surcharge des poids lourds en collaboration avec la Police domaniale dans des lieux sécurisés ;

-      Réalisation de marquages au sol pour permettre le contrôle du respect des distances de sécurité entre les poids lourds ;

-      Etc.

En échange, il est demandé aux services de police :

-      D’augmenter la présence de radars répressifs fixes et mobiles dans ou à proximité des « zones à risque » et sur les « tronçons dangereux »;

-      D’accroître leur présence sur le terrain pour des actions de prévention et de répression régulières sur la conduite sous influence et le port de la ceinture ;

-      De communiquer les accidents de motos constatés aux « Messieurs Motos » du SPW ainsi que les situations potentiellement dangereuses pour les motards ;

-      De gérer les radars répressifs sur les chantiers en collaboration avec les entrepreneurs ;

-      De contrôler régulièrement la réglementation spécifique aux poids lourds ;

-      Etc.

Toutes ces mesures ont pour objectif d’améliorer la sécurité routière en Wallonie et de contribuer à la diminution du nombre de tués et de blessés sur nos routes.

 

Contact Presse
Marie MINET
0479/888.475