RÉACTION DU MINISTRE CARLO DI ANTONIO AUX PROPOS DE DIDIER REYNDERS


Dans le journal « Le Soir », le Ministre des Affaires étrangères affirme ce samedi qu’ « il est le seul à constater le mauvais état des routes » et ce, après avoir comparé ces mêmes routes à celles de l’Afghanistan. 

Pour Carlo DI ANTONIO, Ministre wallon des Travaux publics,  il est tout aussi surprenant que Didier REYNDERS soit « le seul » à ne pas remarquer les très nombreux chantiers sur les routes wallonnes. 

En mai 2010, un plan ambitieux de rénovation et de réhabilitation en profondeur du réseau routier wallon a été mis en place, sous l’impulsion de Benoit LUTGEN, alors Ministre wallon des Travaux publics. 

Au total, 320 chantiers ont été identifiés et seront réalisés d’ici 2016 avec un pic des travaux en 2012 et 2013. En programmer davantage rendrait la mobilité sur nos routes impossible. De plus, la programmation des travaux doit être soutenable par nos entrepreneurs. 

Carlo DI ANTONIO rappelle que des montants importants sont investis chaque année sur le réseau structurant wallon, autrement dit les autoroutes et les nationales 2 X 2 bandes. Jamais la Wallonie n’a investi autant sur ce réseau. Le Plan Routes, ce sont en effet 500 millions d’euros qui seront investis d’ici 2016 dont 250 millions provenant de la Banque européenne d’investissement (BEI). 

Or, le Ministre des Affaires étrangères appelle à l’épargne des belges pour financer la rénovation de nos infrastructures routières. Pour le Ministre Carlo DI ANTONIO, ce n’est pas aux Belges de contribuer davantage à la rénovation et à l’entretien de notre réseau mais bien aux utilisateurs étrangers. Notre réseau est en effet l’un des plus utilisé en Europe, il est donc logique qu’ils participent aussi au financement de ces investissements. 

Carlo DI ANTONIO rappelle d’ailleurs qu’un accord politique a été conclu en 2011 entre la Wallonie, la Flandre et la Région de Bruxelles-Capitale. Il vise à :

  • l’instauration d’un système de prélèvement kilométrique intelligent pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.
  • l’introduction d’une vignette électronique pour les véhicules de tourisme (de moins de 3,5 tonnes). 

 

A L’ÉVIDENCE, LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES N’EST PAS TRÈS AU FAIT DU DOSSIER ET DE L’ENSEMBLE DE SES PARAMÈTRES. LA POLITIQUE DE DÉNIGREMENT SYSTÉMATIQUE N’EST PAS DIGNE DE L’IMPORTANCE DES ENJEUX AUXQUELS DOIVENT FAIRE FACE LA WALLONIE, BRUXELLES ET LA FLANDRE.

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LE PLAN ROUTES

Pour rappel, le « PLAN ROUTES » a été créé en mai 2010. Il constitue une rupture en matière de gestion des travaux d’entretien et de rénovation des routes. La Wallonie s’est ainsi dotée d’une nouvelle méthode et d’instruments objectifs pour accroître la qualité des travaux routiers et le professionnalisme des chantiers wallons. 

Le « PLAN ROUTES » porte sur le réseau structurant wallon, autrement dit sur l’ensemble des autoroutes et des routes régionales stratégiques pour la mobilité intrarégionale. Le réseau structurant représente 1800 km et 52,3 % du trafic routier sur le réseau régional. 

Pour rappel, le réseau routier en Wallonie est constitué de 7.800 km de voiries régionales auxquelles s’ajoutent 45.000 km de voiries dépendant de la responsabilité des communes et 700 km de celle des provinces. 

La SOFICO (Société wallonne de Financement Complémentaire des infrastructures) est désormais le seul opérateur chargé du réseau structurant. Elle prend en charge le financement, la réfection, l’entretien et l’exploitation de ce réseau (routes, équipements et abords). La Direction Générale des Routes (SPW) se concentre quant à elle sur le réseau secondaire. 

Le « PLAN ROUTES », c’est entre autres une nouvelle méthodologie, une étendue de la garantie sur les travaux, une gestion plus efficace des chantiers,… Voici quelques exemples : 

Une hiérarchisation des travaux prioritaires sur le réseau structurant a été établie sur base de critères objectifs dont principalement la sécurité, la mobilité et la qualité des routes pour obtenir un hit-parade des chantiers prioritaires. Pour remettre l’ensemble du réseau structurant wallon en état, 575 chantiers ont été identifiés. Suite à des regroupements et à une organisation soigneuse des chantiers, ils sont aujourd’hui 320. 

Pour les nouveaux chantiers, la garantie sur les travaux de réfection des routes est passée de 3 à 5 ans. Pour les chantiers portant sur la construction ou la rénovation en profondeur de routes, ce délai sera porté à 10 ans. Le marché inclut également les charges d’entretien de la voirie. 

L’ensemble des possibilités légales, réglementaires et conventionnelles sont mises en œuvre pour accélérer l’exécution les chantiers (chantiers de nuit et durant les week-ends).  

 

 

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Marie MINET

0479/888.475

marie.minet@gov.wallonie.be